Ouagadougou : Le SABEL, grande vitrine burkinabé de l’élevage

La première édition du Salon de l’élevage du Burkina Faso (SABEL) s’est tenue à Ouagadougou au Burkina Faso du 27 novembre au 01 décembre 2018. Notre reporter Jean Damase Roamba partage son expérience avec nous. Bonne lecture !

Il est 11h23 ce vendredi 30 novembre quand je suis arrivé devant le portail du Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO) qui abrite la première édition du Salon de l’Elevage du Burkina Faso (SABEL).  La cour du SIAO a été prise d’assaut depuis le 27 novembre, et ce, jusqu’au 01 décembre 2018 par une marée humaine et de bêtes de tout acabit : bœufs, béliers,boucs, volailles… et des machines.

L’élevage est un secteur qui occupe 80% des ménages ruraux, ses produits sont placés au troisième rang des exportations du Burkina Faso après l’or et le coton. C’est donc à cœur joie que les différents acteurs stratégiques de cette filière se sont retrouvés pour discuter d’une thématique majeure : “Place des productions animales et halieutiques dans le développement des bases productives et de compétitivité de l’économie nationale”.

Expositions, conférences, rencontres B to B est le menu servi dans ce salon, premier du genre au niveau national.

Exposition de bétail

“Ces boeuf sont de quelle race, monsieur?”

C’est la première question que j’ai posée quand je me suis arrêté au stand de Yondgo Boureima,exposant à la cinquantaine révolue, venu de Pouytenga. La carrure de ses bœufs impressionne tellement qu’on croirait qu’il s’agit d’une race étrangère ou d’un   deux races. Ma curiosité a été aussi vive que mon admiration.

Monsieur Yondgo Boureima me confie:

“Nos parents élevait déjà les bœufs quand nous étions petits. Moi j’ai entrepris de faire l’embouche bovine, il y a 25 ans de cela. Si je suis là, c’est pour porter haut les couleurs du pays pour montrer aux gens qu’on n’a rien à envier au cheptel des autres pays si on n’y met les moyens.

Kato, une machine qui produit par jour 10 tones d’aliments pour bétail

De grandes machines de couleur verte disposées à côté retiennent mon attention. J’y continuai donc ma pérégrination. 

KATO est un ensemble de trois machines interdépendantes composé d’un broyeur polyvalent fixe et mobile qui permet de broyer les sous-produits agricoles tels que les tiges de céréales, les vannes d’arachides destinées à l’alimentation du bétail, d’un mélangeur et d’une “presse”.

Assanatou -gestionnaire du stand- explique que la technologie donne des aliments sous la forme de « pierre à lécher ». D’une capacité de production journalière de dix tonnes, voilà une plateforme, alimentée par une plaque solaire et un moteur diesel de gasoil, qui vient soulager les grands éleveurs et optimiser les prestations de service dans ce domaine.

KATO

Je continuai vers un autre stand. Là, se dressaient devant moi des stands d’exposition de poissons fumées disposés en tas. Des poissons qui provenaient des barrages de Bagré et de Kompienga et qui avaient su conquérir le cœur des Ouagalais.

Pendant que j’étais toujours à interroger sur les subtilités de la pêche et de la conservation des poissons, l’odeur appétissante d’une bonne soupe effleura délicatement mes narines. Juste à côté se passait une scène : un jeune garçon d’une vingtaine d’années “préparait” quelque chose dans le stand voisin.

Sur un grand fourneau était disposé de petits cartons carrés couverts d’aluminium. Dans ces récipients authentiques mijotait une soupe de poissons venus de Gombousgo et délicatement assaisonnée au soumbala. Irresistible

Il n’en fallait pas mieux pour aiguiser mon appétit et une bouteille d’eau pour rafraîchir ma gorge asséchée sous le soleil ardent. Revigoré par cette “largesse du barrage de Gombousgou”, il fallait continuer la visite.

Les stands à l’intérieur du Pavillon « Soleil Levant »

Une cinquantaine de stands exposaient à l’intérieur ; les uns sur les dérivés de l’élevage comme les yaourts, fromages, et les autres sur des produits vétérinaires ; d’aucuns sur des produits tels que le miel. Étaient également présents des écoles de santé animale, des couveuses, etc.

L’intérêt des visiteurs m’a convaincu que le secteur de l’élevage qualifié de stratégique mérite son appellation.

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